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Pour le malade


Chers Visiteurs du Site de la SNFCP, nous avons réuni pour vous les adresses des sites qui nous ont paru les plus intéressants dans le domaine de la Colo-Proctologie. Bon nombre de ces sites sont bien évidemment en anglais, comme souvent sur le web. Espérons que des initiatives, telle que la notre, viendront combler le retard des sites francophones ...

     Des sites ont pu échapper à notre exploration aussi, nous vous serions très reconnaissants de nous signaler ceux que vous connaissez. Ecrivez-nous à : zekri@free.fr

     La Société nationale Française de Colo-Proctologie a réalisé pour les patients les notices suivantes :

 


 

Notice avant une intervention sur des hémorroïdes

 

INFORMATIONS AVANT REALISATION D'UNE HEMORROÏDECTOMIE OU ABLATION DES HEMORROÏDES

Le but de cette notice est de vous permettre d'avoir les informations concernant votre intervention. N'hésitez pas à interroger votre proctologue sur tout ce qui vous pose problème.

 

Les hémorroïdes


Les hémorroïdes sont des formations constituées avant tout de vaisseaux sanguins présents chez tout individu à l'intérieur de l'anus (hémorroïdes internes) ou sous la peau de l'anus (hémorroïdes externes). Ce sont des formations normales, associant des artères et des veines reliées entre elles par de petits lacs sanguins. Elles sont utiles, car elles jouent un rôle dans la continence (autrement dit le fait de retenir ses selles).

 


La maladie hémorroïdaire


On parle de maladie hémorroïdaire quand les hémorroïdes deviennent gênantes et sont à l'origine de symptômes, douleur dûe à un : caillot de sang pour les hémorroïdes externes ; extériorisation pour les hémorroïdes internes. (Cette "sortie" provoquant : douleurs, saignements, suintements, tuméfactions et démangeaisons). Ces symptômes doivent inciter à consulter un médecin et nécessitent alors le recours à un traitement souvent médical (suppositoires, pommades, laxatifs, autres), parfois instrumental injection, infrarouge, congélation, ligatures élastiques faits au cours d'une consultation). En cas d'échec de ces traitements et de complications répétées, il faut envisager un traitement chirurgical.

 

L'hémorroïdectomie ou comment enlève-t-on les hémorroïdes ?


La technique de base est celle qui consiste à enlever les 3 paquets hémorroïdaires principaux. La dissection part de la peau pour remonter à l'intérieur de l'anus, laissant donc en fin d'intervention 3 plaies plus ou moins larges (aspect en trèfle à 3 feuilles). Des bandes de peau et de muqueuse laissées entre les plaies vont aider à la cicatrisation en 3 à 4 semaines. Les variantes de cette technique sont très nombreuses, liées à une disposition particulière des hémorroïdes ou à l'existence d'une fissure, nécessitant parfois une 4ème plaie de dissection. Le laser n'apporte aucun avantage, en particulier en terme de douleur, par rapport au bistouri à lames ou aux ciseaux. Vous serez installés durant l'intervention sur le dos, cuisses fléchies, reposant sur des étriers. La durée d'hospitalisation est en moyenne comprise entre 3 et 4 jours.

 

Quel type d'anesthésie choisir ?


L'intervention se déroule soit sous anesthésie générale soit sous anesthésie loco-régionale (rachi anesthésie : le fait d'endormir la partie inférieure du corps). Ce choix se discute avec le médecin anesthésiste lors de votre consultation de pré-anesthésie (sauf cas d'urgence) mais ne modifie en rien le geste opératoire lui même.

 

Y-a-t-il une préparation spéciale avant l'intervention ?


Aucun régime ni aucune préparation ne sont habituellement nécessaires.

 

Qu'en est-il du traitement de la douleur ?


Cette intervention est certes douloureuse, mais ne justifie plus l'effroyable réputation, qu'elle avait autrefois de douleur insurmontable. Celle-ci est évaluée par les médecins et les infirmières grâce à des échelles visuelles. Elle est presque toujours très bien contrôlée par des médicaments anti-douleur sous forme surtout d'anti-inflammatoires et de dérivés de la morphine qui vous sont délivrés suivant un protocole précis établi à l'avance.

 

Quels sont les soins post-opératoires ?


Ils vous sont expliqués en détail dans une fiche de conseils que votre proctologue vous remettra à votre sortie de clinique.

Des troubles urinaires précoces (10 à 20 % des cas) marqués par une rétention d'urine le plus souvent liée à un phénomène réflexe. Elle se traite médicalement mais peut parfois nécessiter la pose d'une sonde dans l'urètre (le canal qui permet d'évacuer les urines).
Une hémorragie précoce qui implique parfois un geste complémentaire par le médecin pour brûler le vaisseau qui saigne.
Une hémorragie secondaire rare (<1 % des cas, entre le 8ème et le 15ème jour) due à la chute du tissu cicatriciel. Elle nécessite le plus souvent une courte hospitalisation pour coaguler le vaisseau, soit sous anesthésie locale, soit éventuellement sous anesthésie loco régionale ou anesthésie générale. Il est donc souhaitable de ne pas vous éloigner et vous abstenir de tout voyage en train ou en avion pendant une période de 2 semaines.
Une constipation qui peut nécessiter une majoration du traitement laxatif si la première selle n'est pas obtenue au plus tard le troisième jour post-opératoire. Parfois la formation d'un véritable "bouchon" de matières peut imposer le recours à un lavement.
Une infection locale est exceptionnelle et peu nécessiter de ré-intervenir.
Un retard de cicatrisation peut se produire. Les plaies cicatrisent habituellement en 3 à 4 semaines mais des délais plus longs sont possibles (parfois de plusieurs mois) dans 10 à 20 % des cas.
Un rétrécissement anal (moins de 5 % des cas) peut apparaître exceptionnellement plus tardivement, habituellement traité par des soins locaux médicaux, mais qui dans de rares cas peut impliquer une correction sous forme d'un petit geste chirurgical réalisé le plus souvent sans qu'une hospitalisation soit nécessaire.
Les troubles de la continence avec difficultés pour retenir les gaz ou les selles liquides, suintements, disparaissent en 3 à 4 semaines. L'incontinence vraie est exceptionnelle et doit faire suspecter une anomalie antérieure pré existante démasquée par l'intervention (lésions du sphincter après accouchement difficile par exemple).
La récidive est exceptionnelle. Des petits saignements, le plus souvent en rapport avec un tissu cicatriciel fragile, peuvent survenir de même que des micro caillots. Il est véritablement rarissime que l'on soit amené à ré-opérer.

 

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Notice sur la ligature élastique

 

LA LIGATURE ELASTIQUE


La ligature élastique a pour but de traiter les symptômes de la maladie hémorroïdaire, sans les opérer. Elle est réalisée au cours d'une consultation. Elle peut s'accompagner d'un inconfort passager. C'est un geste simple mais des précautions doivent être respectées. Des complications, peu fréquentes, sont toujours possibles ; il faut signaler : la douleur, la survenue d'une réaction hémorroïdaire de voisinage, une hémorragie, un accident infectieux.

 

AVANT LA LIGATURE


1- L'aspirine ou les anticoagulants doivent être arrêtés sur avis médical, 14 jours au préalable. Sinon la ligature ne peut être réalisée.
2- Un traitement pour régulariser le transit intestinal, adapté à votre situation, peut être prescrit.
3- Il faut impérativement signaler à votre médecin les affections qui augmentent le risque de complications infectieuses: diabète, prise de corticoïdes, souffle cardiaque, prothèses, etc . En cas de doutes poser la question à votre médecin. Un antibiotique peut vous être prescrit avant la ligature.

 

APRES LA LIGATURE


1 - Il ne faut pas aller à la selle dans les heures qui suivent le geste.

2 - Pendant 14 Jours, sont contre-indiquées :

  • la prise d'aspirine ;
  • la mise en place d'un suppositoire (sans avis médical) ;
  • la prise de température corporelle par voie rectale.


3 - En cas de douleurs les antalgiques ne contenant pas d'aspirine (paracétamol, dextropropoxyphène notamment) peuvent être pris.


4 - Eviter la survenue de selles dures ou de pousser pour évacuer : buvez abondamment, consommez des fruits et des légumes verts. Le cas échéant, il faut poursuivre le traitement laxatif prescrit.

5 - Certaines complications exceptionnelles peuvent survenir et doivent vous faire consulter en urgence . Les signes d'alerte sont :

  • Une difficulté à uriner ;
  • L'apparition d'une fièvre élevée ;
  • Des douleurs fortes avec ou sans grosseur à l'anus.


6 - Entre le 7ème et le 21ème jour, après la ligature, un saignement au moment de la selle peut survenir. S'il se répète plusieurs fois de suite, il s'agit d'une hémorragie pour laquelle il faut consulter. Pour cette raison , il ne faut pas envisager de déplacement lointain (notamment en avion) avant ce délai et conserver les numéros d'urgences fournis par votre praticien. De façon exceptionnelle des patients ont du être transfusés.

Il est habituel que plusieurs séances de ligatures soient nécessaires pour faire disparaître vos symptômes.

Télécharger la fiche au format Word : ligature elastique.pdf.

 

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Notice sur l'anopexie

 

INFORMATIONS AVANT REALISATION D'UNE ANOPEXIE


Le but de cette notice est de vous permettre d'avoir les informations concernant votre intervention. N'hésitez pas à interroger votre proctologue sur tout ce qui vous pose problème.

 

Les hémorroïdes


Les hémorroïdes sont des formations constituées avant tout de vaisseaux sanguins présents chez tout individu à l'intérieur de l'anus (hémorroïdes internes) ou sous la peau de l'anus (hémorroïdes externes). Ce sont des formations normales, associant des artères et des veines reliées entre elles par de petits lacs sanguins. Elles sont utiles, car elles jouent un rôle -modeste- dans dans la continence (autrement dit le fait de retenir ses selles).

 

La maladie hémorroïdaire


On parle de maladie hémorroïdaire quand les hémorroïdes deviennent gênantes et sont à l'origine de symptômes comme une douleur due à un caillot de sang survenant dans les hémorroïdes externes ou comme une extériorisation des hémorroïdes internes. (Cette "sortie" s'accompagnant de saignements, de suintements, de douleurs et de démangeaisons). Ces symptômes doivent inciter à consulter un médecin. Ils peuvent nécessiter de recourir à un traitement souvent d'abord médical (suppositoires, pommades, laxatifs, autres) mais aussi parfois instrumental réalisé au cours d'une simple consultation, infrarouge, (injection congélation ou ligatures élastiques ou congélation). En cas d'échec de ces traitements et de complications répétées, il faut envisager un traitement chirurgical.

 

Les traitements chirurgicaux


A côté de l'intervention classique qui consiste à enlever les hémorroïdes internes et externes, on dispose depuis quelques années d'une autre intervention : l'anopexie. Le principe en est différent. On replace dans le canal anal les hémorroïdes internes qui ressortent et on les y maintient en les agrafant. La technique fait appel à un appareil à usage unique (pince-agrafeuse). Un bandeau de muqueuse est retiré avec une partie du tissu hémorroïdaire. Cette technique est également connue sous le nom " d'intervention de Longo ". Elle ne traite pas les hémorroïdes externes. Elle peut être proposée par votre médecin mais elle n'est pas applicable dans tous les cas de figures. Ses avantages sont : une diminution nette et démontrée de la douleur post-opératoire, l'absence de plaie cutanée un séjour à l'hôpital plus court et des soins post-opératoires très réduits. La durée d'hospitalisation, adaptée à chaque situation, varie de 1 à 3 Jours en moyenne.

 

Quel type d'anesthésie choisir ?


L'intervention se déroule soit sous anesthésie générale soit sous anesthésie loco-régionale (rachi anesthésie pendant laquelle on endort uniquement la partie inférieure du corps). Ce choix se discute avec le médecin anesthésiste lors de votre consultation de pré-anesthésie (sauf cas d'urgence) mais ne modifie en rien le geste opératoire lui même

 

Y-a-t-il une préparation spéciale avant l'intervention ?


Le régime et la préparation sont organisés par l'opérateur en fonction de chaque cas.

 

Quels sont les soins post-opératoires ? Qu'en est-il du traitement de la douleur ?


La complication redoutée après la chirurgie hémorroïdaire est la douleur post-opératoire.La douleur post-opératoire est presque toujours très bien contrôlée par des médicaments anti-douleur selon un protocole précis établi à l'avance. Un des atouts de cette technique est de la diminuer. Si elle existe elle est habituellement moins intense que dans la technique classique et bien contrôlée par des médicaments antalgiques (anti-douleurs) simples (paracétamol par exemple). Le recours à la morphine est possible mais rare. La période douloureuse est également plus courte ainsi que l'hospitalisation. La reprise d'activité est de ce fait plus rapide qu'en cas de chirurgie classique, et plus simple car - en l'absence de plaie cutanée - il n'y a pas de soins infirmiers.
Des complications post-opératoires sont possibles, comme au cours de toute chirurgie anale :

Des troubles urinaires précoces (10 à 20 % des cas) marqués par une rétention d'urine le plus souvent liée à un phénomène réflexe. Elle se traite médicalement mais peut parfois nécessiter la pose d'une sonde dans l'urètre (le canal qui permet d'évacuer les urines).
Une hémorragie précoce qui implique parfois un geste complémentaire par le médecin
Une hémorragie secondaire rare (entre le 8ème et le 15ème jour) due à la chute du tissu cicatriciel. Elle nécessite le plus souvent une courte hospitalisation pour coaguler le vaisseau, soit sous anesthésie locale, soit éventuellement sous anesthésie loco régionale ou anesthésie générale. Il est donc souhaitable de ne pas vous éloigner et vous abstenir de tout voyage en train ou en avion pendant une période de 2 semaines.
Une constipation qui peut nécessiter une majoration du traitement laxatif si la première selle n'est pas obtenue au plus tard le troisième jour post-opératoire. Parfois la formation d'un véritable "bouchon" de matières peut imposer le recours à un lavement.
Une infection locale est exceptionnelle et peu nécessiter de ré-intervenir.
Un rétrécissement anal peut apparaître exceptionnellement.
Les troubles de la continence avec difficultés pour retenir les gaz ou les selles liquides, suintements, disparaissent en 3 à 4 semaines. L'incontinence vraie est exceptionnelle et doit faire suspecter une anomalie antérieure pré existante démasquée par l'intervention (lésions du sphincter après accouchement difficile par exemple). Une sensation de poussée ou de faux besoin est possible. Cet inconfort régresse dans les premiers jours.
Les résultats à long terme : Développée récemment, la technique d'anopexie a une fiabilité qui est probable mais non étudiée sur le long terme. Une récidive est possible, avec une fréquence à priori rare et reste accessible à un second agrafage ou à une chirurgie classique.

Télécharger la fiche au format Word : Anopexie.

 

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