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Juillet 2016
L'article du mois à connaître :

Haemorrhoidal artery ligation versus rubber band ligation for the management of symptomatic second-degree and third-degree haemorrhoids (HubBLe): a multicentre, open- label, randomised controlled trial.

Lancet. 2016 May 25.
pii: S0140-6736 (16)305 84- 0.
doi: 10.1016/S0140 - 6736 (16) 30584- 0.
Appréciation
appreciation-4
Mots clefs :
maladie hémorroïdaire, ligature hémorroïdaire, ligature artérielle sous Doppler
La prise en charge de la maladie hémorroïdaire de bas grade n’est pas définie. La technique de ligature artérielle hémorroïdaire (HAL) sous Doppler est semi récente et n’a jamais été comparée à la ligature élastique hémorroïdaire.

Cet essai contrôlé randomisé multicentrique (17 centres) publié dans le Lancet a comparé l’efficacité à un an du HAL, à la ligature hémorroïdaire chez des patients ayant une maladie hémorroïdaire de grade II ou III. Le critère de jugement principal était la récidive à un an définie par l’absence d’amélioration des symptômes selon le patient et/ou la nécessité d’un geste complémentaire. 185 patients ayant eu un HAL ont été comparés à 187 patients ayant eu une ligature hémorroïdaire.
À un an, 87/176 (49%) du groupe ligature et 48/185 (30%) patients du groupe HAL ont récidivé (OR= 2,23 [1,42-3,51], p= 0,0005). Plus de gestes complémentaires ont été nécessaires dans le groupe ligature (32%) que dans le groupe HAL (14%). La douleur était plus élevée 1 et 7 jours après la procédure dans le groupe HAL (p= 0,0002 et p<0>
Le HAL sous contrôle Doppler apparaît ici plus efficace à un an qu’une séance de ligature hémorroïdaire mais le taux de gestes complémentaires pour maintenir la rémission des symptômes est élevé. Le HAL est plus douloureux dans les suites immédiates. La durée de suivi est cependant trop courte pour recommander en première intention le HAL dans la maladie hémorroïdaire de grade II ou III. La ligature hémorroïdaire a encore sa place en première intention.

A suivre…

Charlène Brochard, Rennes

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