A quoi sert ce traitement ?

L’Imiquimod (Aldara®) est prescrit pour traiter des condylomes de la marge anale ou sur les organes génitaux externes (pénis, scrotum, vulve, …). Les condylomes sont des lésions cutanéomuqueuses d’origine virale (voir fiche condylomes anaux) et sont très contagieux. Leur traitement est donc recommandé pour éviter leur prolifération, leur dissémination et leur transmission.
Le traitement local par Imiquimod peut être prescrit par votre médecin en première intention si les lésions sont de petite taille, planes et peu nombreuses. Il peut également être prescrit si, après une chirurgie les condylomes récidivent fréquemment et rapidement, ou encore si vous avez des lésions de type AIN (anal intraepithelial neoplasia) de grade 1,2 ou 3, c’est-à-dire des condylomes « dysplasiques », également récidivants, pour diminuer le risque d’évolution vers un cancer de l’anus.

En quoi consiste-t-il ?

Le mode d’action de l’Imiquimod est de stimuler l’immunité locale de la peau et de la muqueuse pour lutter contre la réplication du virus. Il est efficace dans 50 % des cas. Il s’agit d’une pommade qui s’applique en général trois fois par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi), le soir au coucher, en couche fine et en massant les zones à traiter pour bien faire pénétrer la pommade. Celle-ci doit rester au contact de la peau pendant 6 à 8 heures et doit être rincée avec un savon doux le lendemain matin.
Elle peut être parfois assez irritante localement, ce qui oblige alors à espacer les applications voire à interrompre le traitement. Cette irritation peut être aussi atténuée par l’application d’une pommade cicatrisante les jours sans Imiquimod.

Quelle est la durée du traitement ?

En fonction de vos lésions et de leur caractère récidivant, le traitement peut durer un à quatre mois, voire plus longtemps si nécessaire. En cas de récidive des condylomes, il peut être re-prescrit.

Quels sont les effets secondaires ?

L’irritation locale est l’effet secondaire le plus fréquent après quelques applications.
On peut également observer des symptômes généraux comme un syndrome grippal (frissons, courbatures…) plus ou moins marqué qui parfois impose l’arrêt du traitement.

Y a-t-il des risques de récidive ?

Oui, après l’interruption du traitement, les condylomes peuvent récidiver précocement ou tardivement, sans que l’on puisse le prévoir. Apres l’arrêt du traitement, vous devrez bénéficier d’une surveillance régulière, avec un espacement progressif des consultations en cas d’absence de récidive.