| Données à rechercher | Justification |
|---|---|
| Présence de garnitures | La présence de garnitures et a fortiori de souillures lors d’un examen clinique souligne la sévérité de l’incontinence. |
| Cicatrices périnéales | La présence de cicatrices au niveau des plis radiés de l’anus peut orienter vers un défect sphinctérien homolatéral. Une attention toute particulière doit être apportée à la longueur et l’orientation des cicatrices d’épisiotomie. |
| Distance inter anovulvaire | La présence d’une distance inter anovulaire courte (moins de 2 cm) doit faire craindre un défect sphinctérien post obstétrical. |
| Stase rectale post défécatoire | La présence de matières abondantes dans le rectum après défécation doit être prise en considération y compris en l’absence d’allégation fonctionnelle symptomatique. Elle offre des options thérapeutiques simples (laxatifs locaux) |
| Descente périnéale excessive en poussée | Une ballonisation du périnée postérieur en poussée invite à évoquer deux mécanismes étiologiques aux troubles de la continence (neuropathie du périnée descendant, syndrome du prolapsus rectal) |
| Contraction des muscles de la sangle abdominale | Une contraction inappropriée des muscles de la sangle abdominale lors de la contraction anale témoigne d’une dysynergie abdominopelvienne facilement accessible à une rééducation. |
| Contraction volontaire anale | La qualité de la contraction volontaire se mesure à la fois en amplitude et en durée (15 à 30 secondes de tenue). Elle doit être appréciée à la fois à droite et à gauche (zones supposées de défect) mais aussi en regard de la sangle du muscle puborectal (neuropathie) |
| Tonus anal de repos | Conventionnellement un tonus de repos faible témoigne d’une insuffisance fonctionnelle du sphincter anal interne (défect, neuropathie). A l’inverse un bon ou un excellent tonus de repos doit inviter à rechercher une atteinte fonctionnelle ou organique colorectale dans la genèse des troubles. |
| Longueur du canal anal | Un canal anal fonctionnellement court (moins de 02 cm) est habituel chez les malades incontinents fécaux : il est, dans les études multivariées, l’un des éléments physiologiques les plus significativement associés à la sévérité de l’incontinence fécale. |
Société Nationale Française de Colo-Proctologie