Les données sur la fréquence de cette symptomatologie d’incontinence sont très variables. En effet, une première enquête épidémiologique française réalisée en 1992 chez des sujets de plus de 45 ans indiquait que 11% de la population générale française se plaignait d’une incontinence anale quotidienne ou hebdomadaire. Plus récemment, en 2006, une nouvelle étude a été réalisée auprès de personnes âgées de plus de 18 ans, issues de listes électorales de la région Rhône Alpes. Cette étude montrait que 5,1 % de la population générale souffraient d’incontinence anale, et que 0,8% souffraient de pertes régulières de selles. Enfin, une récente étude publiée en 2025 et basée sur un sondage diffusé via les réseaux sociaux pour les individus âgés de 18 à 65 ans rapporte que 36.6% des répondeurs ont eu des troubles de la continence anale.

La variabilité des données est liée au fait que les personnes ont une gêne à discuter de ce symptôme. Ainsi, les sujets ne rapportent pas aussi souvent avoir une incontinence fécale si l’enquête est faite de manière virtuelle ou si elle est faite en face à face avec un médecin.

Néanmoins, le retentissement de l’incontinence anale sur la qualité de vie est majeur, toutes les études sur ce sujet montrent que dans la grande majorité des cas, ce handicap est masqué par les patients.